Côte d’Ivoire: le taux de divorce qui choque

50% de taux de divorce en Côte d’Ivoire en 2017. L’information entendue au journal télévisé du 13 Août 2018 de 13h de la RTI1 m’a profondément choquée. Cela m’a fait repenser aux mises en garde du Prêtre de la Paroisse que nous avions choisie pour notre bénédiction nuptiale mon époux et moi.

« Vous vous aimez vraiment ? Vous êtes sûrs de vous ? Vous êtes quand même jeunes hein ! Vous êtes ensemble depuis quand ? Vous voulez vraiment vous marier à l’église ? On ne divorce plus après hein.  Vous avez bien réfléchi ? »

Il avait dû en entendre des vertes et des pas mûres pour être aussi sceptique. Nous n’avions pas compris.

La famille est le noyau de la société. Si elle va mal, le pays entier ira forcément mal. On a l’impression que le malaise est à l’échelle individuelle uniquement. On croit qu’un couple qui se sépare n’affecte que les deux concernés, leurs éventuels enfants,  les proches peut-être. Mais cela fait partie d’un ensemble plus grand, d’une vision plus globale.

Quand on se marie pour les mauvaises raisons, on divorce pour les bonnes raisons.

Quand on pense que c’est la femme qui fait le foyer et que l’homme peut se permettre n’importe quelle incartade parce qu’il a déjà prouvé son amour en mettant la bague au doigt, ça ne peut pas marcher.

Quand la femme pense que le mariage c’est se faire entretenir, recevoir sans donner et qu’elle décide de tourner le dos quand Monsieur ne peut plus pourvoir à ses besoins et à ceux de la maison, ça ne peut pas marcher.

Quand l’homme pense que subvenir à tous les besoins financiers le dispense de donner de l’attention et de l’affection à la famille, de s’impliquer dans l’éducation des enfants, ça ne peut pas marcher.

Quand la femme n’a pas de respect pour son époux et pour sa famille, ça ne peut pas marcher.

Bref, il y a tant de raisons pour lesquelles ça ne marche pas.

Ces derniers temps j’entends tellement d’histoires de couples qui se brisent. 13 ans de mariage, 7 ans, 6 mois mêmes. Partis en fumée.

Des couples qui se sont un jour aimés, chéris, épaulés, soutenus. Certains se séparent en de bons termes mais la plupart se déchirent. Quelques uns vont même jusqu’à se salir mutuellement en public.

Réfléchissons bien avant de nous engager. Prions bien .Que Dieu nous aide, chacun, homme et femme à prendre la mesure de la responsabilité qui va avec ce « oui » dit devant Dieu, les hommes, les ancêtres.

Ce n’est pas facile. Mais c’est encore plus difficile quand on reste loin de celui qui a écrit le mode d’emploi du mariage. Lui seul sait comment cela doit fonctionner. Homme et femme, allons à la source.

Avec sa grâce on verra des couples de notre époque aussi célébrer 50 ans de mariage, un jour. Mais il ne s’agit pas uniquement de célébrer des chiffres. On peut passer 50 ans malheureux sans partir, pour les enfants, parce qu’on n’a pas le choix, parce qu’on n’a pas envie de recommencer. Ce sont des choses qui arrivent.

Je parle de 50 ans de mariage épanoui et heureux.

Related Posts

Quelques conseils d’un N’Zima à de jeunes mariés

Le Samedi 22 Septembre, j’étais à Bassam pour un mariage traditionnel. J’aime les mariages, même

Fête des pères 2018: hommage à un homme spécial

A chaque fois que je pars en voyage et que je vais faire du shopping,

Laisser un commentaire