L’art de la discipline positive

Comment corriger les enfants ? Leur inculquer les valeurs que l’on souhaite sans recourir à la violence verbale ou physique ? Ce n’est pas toujours facile. Ils ont parfois le don de nous pousser à bout. Comment ne pas franchir la ligne entre la correction et la cruauté ? Comment faire en sorte que notre punition ne soit pas une source d’humiliation pour l’enfant ou une source de peur qui envenimera nos relations dans le futur ?

Un monsieur disait pendant une formation que son père, géniteur de plus d’une vingtaine d’enfants, les a réunis un jour pour savoir pourquoi ils le laissaient toujours seul. Avoir plus de 20 gosses et être seul au soir de sa vie ? Quelle tristesse! Dès qu’il entrait dans une pièce, les gens se levaient un à un et se retrouvaient dans une autre pièce pour discuter.

Après maintes hésitations, un de ses fils, adultes, comme la plupart des autres, a avoué que malgré leur âge, ils avaient toujours peur de lui. Il les avait trop frappés, trop battus, trop terrorisés dans leur enfance. Oui ils avaient tous aujourd’hui du travail. Ils ne mendiaient pas leur pain. Mais les châtiments corporels reçus avaient brisé quelque chose dans la relation filiale. Un fossé s’était créé. Alors que faire ?

Personnellement j’essaye de taper en dernier recours après avoir épuisé tous les autres moyens de me faire comprendre et obéir. De plus en plus je les punis également à deux dans une pièce pour ne pas les exposer au regard des autres et les humilier. On pense qu’ils sont petits mais ils ont une mémoire prodigieuse quand ils veulent.

Discipline positive

Je suis tombée sur un document assez instructif qui parle de la discipline positive et ce sont quelques éléments de cette méthode que je veux partager au travers de cet article. Le document subdivise les enfants par tranche d’âge et bien-sûr, j’ai été plus attentive aux tranches qui correspondent à celles de mes enfants. Je vais tenter d’ailleurs d’intégrer certains points à ma façon d’encadrer mes fils et je verrai comment les choses vont évoluer.

Une des notions importantes à déterminer c’est l’objectif qu’on vise en éduquant nos enfants. Qu’est-ce qu’on veut atteindre ? Un exercice assez intéressant est de s’imaginer notre enfant à l’âge de 20 ans. A quels défis sera-t-il confronté ? De quelles armes il aura besoin pour les relever ? Quelles caractéristiques on aimerait voir chez notre enfant à cet âge ? C’est en fonction de cela que nous devons calibrer la manière d’éduquer l’enfant.

Chaleur et structure

En outre, nous devons baser nos interactions sur deux axes : la chaleur et la structure. Plus un enfant est petit moins il a besoin de la structure qui comporte les règles, les explications, les démonstrations logiques etc… Il doit plutôt ressentir la chaleur de notre amour, notre affection. Nous devons lui offrir un sentiment de sécurité et un cadre d’expression de son caractère unique.

En tant que parents nous devons comprendre que la plupart des comportements de nos enfants que nous trouvons frustrants ou difficiles ne sont que des tentatives pour eux de comprendre les choses et d’acquérir plus d’indépendance. Il faut montrer beaucoup d’amour aux enfants, se mettre à leur place et respecter leur stade de développement. Nous ne devons pas attendre d’un enfant de 2 ans qu’il réagisse comme un adulte ou un enfant de 7 ans. Il ne faut pas juste donner des règles ou des limites, il faut expliquer le bien fondé de nos règles.

Aussi quand nous sommes fatigués, stressés, inquiets ou fâchés, nous sommes plus susceptibles de nous mettre en colère. Evitons de nous défouler sur nos enfants. On peut respirer un grand coup, sortir faire un tour, mais ne rien faire en tout cas sous l’effet de la colère.

Se mettre dans la peau des enfants

Un conseil m’a fait sourire : les parents doivent sillonner la maison à 4 pattes pour la voir du point de vue de leurs enfants et mieux assurer leur sécurité. J’avoue que c’est un reproche que je fais souvent à mes nounous. Elles ne se mettent pas suffisamment dans la peau d’un enfant. Un bouton, une pièce, un bonbon qui traîne peut facilement être avalé et causer un étouffement. Les couteaux qu’on ne redépose pas à leur place sont à éviter. Les manches des poêles qui ne sont pas bien disposés et que les enfants peuvent bousculer en entrant dans la cuisine, recevant par la même occasion de l’huile chaude sur leur petit corps, doivent être mieux disposés.

J’ai trouvé le document assez instructif. Si recevoir une copie (il fait 356 pages, apprêtez-vous), vous pouvez m’écrire à Yehnidjidji@yahoo.fr.

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1 thought on “L’art de la discipline positive”

  1. l’article est instructif j’attends de lire le livre avec impatiente ,j’avoue que nous sommes parfois maladroit avec nos enfants et pourtant DIEU seul sait toutes nos bonnes intentions vis à vis d’eux dans notre rigueur.

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